Dyspraxique mais Magnifique

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 autour du diagnostique

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Poupette
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MessageSujet: autour du diagnostique   autour du diagnostique Icon_minitimeLun 6 Juil - 10:46

Quelle est la fréquence des dyspraxies :

C’est très difficile de répondre précisément car cela dépend des critères retenus pour affirmer le diagnostic : certains pêchent par excès (par exemple, en considérant tous les enfants qui ont un trouble graphique comme des dyspraxiques, ou en incluant des enfants déficients mentaux) et d’autres au contraire ne sont pas diagnostiqués, et méconnus…
Cependant, par analogie avec les autres « dys », on peut supposer que cela touche au moins 1% (jusqu’à 5 ou 6 % selon les études et les critères retenus) de la population des enfants d’âge scolaire : il s’agit là d’une estimation qui reste à vérifier…
Les garçons sont plus fréquemment touchés (3 à 5 fois plus selon les études, les définitions de la dyspraxie ou des TAC…)
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Est-ce rare :

Non, c’est certainement aussi fréquent que les dysphasies ou les dyslexies…
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A quel âge se fait le diagnostic :

Théoriquement, le diagnostic devrait être fait – selon l’intensité et la forme de la dyspraxie – entre 4 et 8-9 ans.
Actuellement, de nombreux jeunes font l’objet d’un diagnostic beaucoup plus tardif, par exemple vers 12-14 ans.
Enfin, certains adultes (nous l’avons vu lors du témoignage des adultes au colloque) ont découvert leur dyspraxie très récemment.
Attention, il n’est pas possible d’affirmer le diagnostic de dyspraxie avant 4 ans.
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Un enfant dyspraxique présente-t-il toujours un sur-investissement langagier :

Souvent, oui. Toujours ? Non. Evidemment, chaque enfant trouve ses propres voies de développement. On peut donc être un enfant dyspraxique et ne pas être hyper-compétent sur le plan langagier. Cependant, cela rend plus difficile et plus aléatoires certaines des adaptations, rééducations, compensations, qui, souvent utilisent les capacités verbales des enfants dyspraxiques. Pour eux, il faut donc chercher d’autres voies…
Par ailleurs, certains enfants présentent des difficultés globales, touchant en particulier le raisonnement et l’abstraction. Ces retards, déficits ou immaturités intellectuelles se répercutent alors aussi bien dans le domaine praxique et visuo-spatial que dans le secteur du langage. Dans ces cas, on ne parle généralement pas de « dyspraxie », car le trouble praxique n’est pas « spécifique ». Il n’est pas la cause des symptômes observés. Ces derniers sont plutôt à rapporter à une immaturité globale de l’enfant.
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Quels sont les examens indispensables pour affirmer une dyspraxie :

Au minimum, il faut :


  • un test psychométrique (échelles de Wechsler)
  • un bilan de psychomotricité (coordinations, équilibres, imitation de gestes, organisation spatiale et temporelle…)
  • un bilan graphique (qualité et vitesse d’écriture), de coordination oculomotrice, d’autonomie de vie quotidienne…
Selon les cas, il faudra quelquefois compléter avec d’autres examens (en neuropédiatrie, en ophtalmologie…).
Il s’agit donc toujours d’un bilan qui s’étale dans le temps et nécessite la coordination et la synthèse d’une équipe avertie.

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Une dissociation QIV > QIP (WISC ou WPPSI) est-elle nécessaire à un diagnostic de dyspraxie :

En règle générale : OUI. C’est une condition nécessaire (mais non suffisante) au diagnostic. Cette dissociation doit être au minimum de 20 points (très souvent elle atteint 30, 35, 45 voire 60 points !)
Cependant, comme toujours en médecine, il existe quelques cas particuliers, où QIV = QIP. C’est le cas lors d’association de TSA (dysphasie + dyspraxie, ou troubles mnésiques + dyspraxie, ou troubles de l’attention avec déficit des fonctions exécutives, etc.).
C’est aussi le cas lors de déficience mentale.
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Ne peut-il y avoir des troubles du langage associés :

Certains enfants souffrent à la fois de troubles du développement du langage et de troubles praxiques. Dans ces cas, il convient :


  • de ne pas confondre ces enfants avec des jeunes déficients mentaux, bien que le QIV et le QIP soient grossièrement homogènes et bas (pour éliminer une déficience mentale, il faut pratiquer une épreuve de raisonnement non verbale et non praxique, par exemple, les sub-tests « analyse catégorielle » des EDEI-R, ECPA éd.)
  • de prendre en compte d’abord les problèmes de langage (oral et écrit) et de communication.

Vous parlez des échelles de Wechsler (WPPSI, WISC). Qu’en est-il du K-ABC :

Le K-ABC n’est pas du tout adapté en évaluation de première intention chez ces enfants. Il n’y a pas assez d’épreuves verbales pour mettre en évidence leurs compétences (même si l’écart entre « les devinettes » d’une part, les « triangles » d’autre part est souvent évocateur lorsqu’il existe.)
Par contre, de nombreuses épreuves du K-ABC se révèlent précieuses pour compléter l’examen (subtest « reconnaissance de formes » si l’on s’interroge sur un trouble neurovisuel, etc.).

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Comment évaluer le niveau intellectuel d’un enfant qui n’a pas les acquis de son âge ? Au test, mon fils a un niveau très faible, mais on me dit qu’il est intelligent : Pourquoi :

Certaines épreuves évaluent les acquis de l’enfant (son « niveau » dans tel ou tel domaine) et d’autres évaluent ses potentialités.
Ainsi, on peut proposer à l’enfant de le mettre devant une situation qui constitue pour lui un « problème » tout à fait original, qu’il rencontre pour la première fois et pour lequel il n’a pas à utiliser des choses antérieurement apprises à l’école. On évalue alors, comment il s’y prend pour résoudre ce problème, ses stratégies, ses hypothèses, ses raisonnements, etc.
Un enfant peut tout à fait se montrer « intelligent » dans ce type de tâche et très en difficultés s’il lui faut utiliser des acquis qu’il ne possède pas.
Par ailleurs, un « niveau faible » à un test peut avoir de multiples significations : ainsi, si l’on moyenne des épreuves qui testent les « acquis » (faibles chez votre fils) et celles, moins nombreuses, qui testent les « potentialités », la moyenne sera basse.
C’est pourquoi il est toujours beaucoup plus intéressant de disposer des résultats épreuve par épreuve et de vous fier aux explications du psychologue ou du médecin (le chiffre du « QI », peut recouvrir des réalités profondément différentes, et ne peut pas être considéré comme ayant une signification en tant que tel).
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Existe-t-il plusieurs degrés dans la dyspraxie :

Bien sûr, il y a :


  • de « petites » dyspraxies peu gênantes (et qu’il ne faut pas trop médicaliser ; qui peuvent être considérées comme les variantes « normales » des talents de chacun dans tel ou tel domaine) ;
  • des dyspraxies notables et gênantes (celles qui doivent faire l’objet d’un diagnostic et d’une prise en charge : d’où l’intérêt de faire des bilans étalonnés et de ne parler de pathologie qu’en deçà de 2 déviations standard par rapport à la norme) ;
  • des dyspraxies sévères, ou massives.

Très peu de pédiatres connaissent la dyspraxie. Des moyens vont-ils être mis en place :

Où orienter les familles lorsque, en tant que psychologue scolaire, on soupçonne une dyspraxie :

Il y a un fossé entre vos interventions, où vous parlez de « prise en charge globale » et la réalité. Ces prises en charge coordonnées n’existent pas, et les parents naviguent entre « ce n’est pas un IMC, ce n’est pas grave » et le quotidien, tant à la maison qu’à l’école, qui lui, est « lourd » … :

Certains neuropédiatres et quelques pédiatres ont déjà reçu une formation dans ce domaine, au titre de la formation permanente (D.U, conférences, cycles de formation).
Cependant, il est vrai que, d’une façon générale, peu de médecins (et même de services hospitaliers) sont formés à ces pathologies. Nous avons établi une liste de personnes et de services que nous connaissons, soit pour avoir déjà travaillé avec eux, soit parce qu’ils ont bénéficié de formation de notre part.
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Les centres dits « du langage » peuvent-ils prendre en charge des enfants dyspraxiques :

Cela dépend des compétences et de l’expérience des professionnels du centre du langage : il faut leur poser la question. La plupart ne sont vraiment spécialisés que dans les troubles du langage (dysphasies, dyslexies), mais certains peuvent quelquefois avoir aussi l’expérience des troubles non-verbaux (dyspraxies, troubles neuro-visuels, dyscalculies, troubles attentionnels, …). C’est donc une opportunité locale, mais non une règle.
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Où s’adresser pour connaître le centre référent pour les TSA de notre région :

L’inspection spécialisée, les ex-CDES, les ex-secrétaires de CCPE, le médecin scolaire (entre autres) pourront vous renseigner. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de l’hôpital (CHU le plus souvent, ou CHR) le plus proche.
Ensuite, c’est auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) que vous trouverez tous les renseignements utiles.
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Les CDES et les COTOREP connaissent-elles vraiment la dyspraxie :

Cela dépend des lieux, des équipes, et s’il y a des professionnels et/ou des centres formés dans le département.
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Lorsque différents professionnels ne sont pas d’accord sur le diagnostic (neuropsy, ergo, orthophoniste, psychomot), qui croire :

Je pense qu’il faut que, munie des bilans de ces différents professionnels, vous consultiez un médecin spécialiste qui pourra en faire avec vous la synthèse. Il vous aidera, non seulement à en comprendre les conclusions, mais également à mettre en œuvre les aides les mieux adaptées.
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MessageSujet: Re: autour du diagnostique   autour du diagnostique Icon_minitimeLun 6 Juil - 10:49

Existe-t-il un bilan praxique pour les enfants jeunes (moins de 6 ans) :

Le diagnostic peut être porté dès 4 – 5 ans, selon les cas. Il n’y a rien de « spécial » pour les moins de 6 ans : il y a des bilans adaptés à chaque classe d’âge, à partir de 4 ans.
A cet âge, comme à tous les âges, le diagnostic émerge de la confrontation de diverses évaluations (échelles de Wechsler, bilan psychomot., ergoth., etc.).
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A partir de quel âge parle-t-on de dépistage « tardif » :

L’âge habituel du diagnostic, c’est entre la grande section de maternelle (5-6 ans) – avant, le diagnostic est dit précoce – et le CE2 (8-9 ans).
A partir du CM2 et surtout au collège, il s’agit de diagnostics « tardifs », qui posent les problèmes que nous avons souligné :


  • long passé de difficultés scolaires inexpliquées ou mal interprétées ;
  • entrée dans l’adolescence, période de fragilité du jeune
  • mise en place tardive des aides indispensables, avec beaucoup d’aléas en ce qui concerne leur efficacité…

Existe-t-il plusieurs formes de dyspraxies :

Oui : il y a des dyspraxies « pures », des dyspraxies avec troubles visuo-spatiaux (ou « dyspraxies visuo-spatiales, les plus fréquentes), des formes particulières qui s’appellent « syndrome de Gerstmann » (dysgraphie, dyscalculie, indistinction droite/gauche, agnosie digital), des TAC… En outre, différents autres troubles peuvent fréquemment être associés pour particulariser le tableau de chaque enfant (présence de troubles neuro-moteurs « doux », de troubles de l’attention, de difficultés comportementales, etc.)
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A-t-on idée du nombre d’enfants dyspraxiques qui ont des parents dyspraxiques ? Inversement, quelle est la probabilité qu’un dyspraxique ait lui-même un enfant dyspraxique :

Actuellement, nous n’avons aucune idée précise sur la question, car aucune recherche sur ce sujet ne peut nous donner des éléments fiables.
On note simplement, lors des consultations, qu’il arrive que des parents signalent qu’eux-mêmes souffraient du même problème, non diagnostiqué à l’époque. Cependant, on n’examine pas ces parents lors de ces consultations : il est donc difficile de savoir s’ils présentent effectivement une réelle dyspraxie…
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Le scanner et l’IRM ont-ils un intérêt :

Dans le cas d’une dyspraxie développementale « ordinaire », ce n’est pas utile.
Ces examens ne mettent pas en évidence des « dysfonctionnements », mais seulement des « lésions » anatomiquement visibles, et sont normaux dans l’immense majorité des cas.
Cependant, en fonction de la présence d’autres symptômes, ou d’un contexte médical particulier, ces examens peuvent, quelquefois, participer à la recherche d’une cause (étiologie).
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Quel est l’intérêt (la pertinence) de préciser si la dyspraxie est « idéatoire » ou « idéomotrice » :

La dichotomie idéatoire/idéomotrice, utilisée autrefois, est tombée en désuétude. En fait, il est surtout intéressant de repérer quelles sont les situations dans lesquelles l’enfant est en difficulté : l’utilisation d’outils ? les assemblages ? les imitations de gestes et les mimes d’action ? etc. Cela permet aussi de mieux cibler des rééducations, les situations où l’enfant a besoin d’aide, les palliatifs ou les adaptations utiles.
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MessageSujet: Re: autour du diagnostique   autour du diagnostique Icon_minitimeLun 6 Juil - 10:49

Mon fils de 12 ans vient d’être reconnu dyspraxique, mais on me dit qu’il n’est pas handicapé parce que son handicap serait inférieur à 50%. Pourtant, il est en grande difficulté dans tous les sports et à l’école, et demande un important suivi scolaire. :

L’évaluation des répercussions fonctionnelles, quotidiennes et scolaires peut être sujette à des appréciations divergentes.
C’est l’intensité de la gêne dans les activité quotidiennes (repas, habillage, toilette) et à l’école (sévérité ou non de la dysgraphie, de la dyscalculie spatiale…), mais également l’intensité des aides nécessaires (nombre et rythme des rééducations, nécessité d’aides techniques comme l’ordinateur, ou d’aide humaine…) qui permettent de juger de l’importance – ou non – de la dyspraxie et du barème appliqué pour « chiffrer » l’importance du handicap éventuel.
Si vous contestez cette décision, vous devez demander l’avis d’un expert, puis revoir le médecin qui a estimé le handicap de votre enfant à moins de 50%.
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Mon enfant sera-t-il privé des aides qui lui seraient octroyées s’ il était déclaré « handicapé » :

Non, l’enfant continue à bénéficier des prestations de droit commun.
Un enfant déclaré handicapé peut bénéficier d’une allocation d’éducation d’enfant handicapé (ex AES). C’est une prestation familiale notifiée et accordée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et versée par la CAF. Cette prestation est destinée à aider les parents qui assument la charge d’un enfant handicapé, sans tenir compte de leurs ressources.
Certaines conditions sont à remplir :


  • résider en France et être âgé de moins de 20 ans
  • avoir un taux d’incapacité supérieur ou égal à 80%, ou compris entre 50 et 80% s’il fréquente un établissement d’enseignement adapté ou s’il nécessite le recours à un dispositif d’accompagnement.

Peut-on parler de dyspraxie chez l’IMC :

Oui, et cela dans deux situations :


  • soit le handicap neuro-moteur (trouble de la commande, du tonus, mouvements anormaux…) épargne les membres supérieurs (exemple : diplégie), et rien n’empêche alors de mettre en évidence une dyspraxie « manuelle » et/ou « oculomotrice » éventuelle ;
  • soit le handicap neuro-moteur touche aussi les membres supérieurs (quadri-parésie, par exemple) mais il est modéré et ne peut rendre compte de l’intensité ou de la nature des troubles observés.

Comment distinguer, chez un enfant IMC, les difficultés gestuelles liées au handicap moteur (TAC) et celles liées à la dyspraxie :



  1. Les troubles du geste liés au handicap moteur ne sont pas des TAC, mais des troubles « neuromoteurs » : paralysies, troubles du tonus, mouvements anormaux, syndromes cérébelleux.
  2. Les TAC, comme les dyspraxies, sont des troubles du geste qui se dévoilent, lors du développement de l’enfant, sans lien avec un handicap neuro-moteur ni sensoriel ou sans que le handicap neuro-moteur ou sensoriel ne puisse rendre compte des désordres observés.
    On peut distinguer les troubles neuromoteurs des troubles praxiques (TAC et/ou dyspraxies) si les troubles neuromoteurs ne sont pas trop intenses. Le médecin (médecin de rééducation, neuropédiatre) est tout à fait habitué à faire cette distinction car, cliniquement, l’expression des troubles est très différente selon qu’il s’agit des conséquences du handicap neuro-moteur ou de la dyspraxie.

Faut-il refaire les bilans, et à quel rythme :



  • Les bilans qui visent à établir le diagnostic n’ont pas à être refaits régulièrement.
    Simplement, s’ils ont été faits alors que l’enfant était très jeune (vers 4 - 5 ans), il peut être utile de les compléter vers 6-8 ans.
  • Les bilans qui cherchent à évaluer la situation actuelle (intensité des troubles, gênes fonctionnelles, besoins en rééducations ou adaptation) ou qui cherchent à évaluer l’évolution de l’enfant, eux, doivent être proposés à intervalles réguliers (12-18-24 mois selon les cas et l’âge de l’enfant), de même que ceux qui cherchent à évaluer les répercussions de la dyspraxie dans les apprentissages scolaires.

Un enfant qui a des difficultés très importantes mais isolées en géométrie est-il dyspraxique :

La question ne peut pas se poser de cette façon : être dyspraxique, ce n’est pas « être mauvais » dans telle ou telle matière scolaire ou sportive. C’est un handicap qui touche gravement l’organisation gestuelle et spatiale d’un jeune, ce qui se traduit par des problèmes dans la vie quotidienne, des échecs dans la vie scolaire, puis professionnelle.
Si les difficultés sont isolées en géométrie, ce qui est très banal et très fréquent, il faut en discuter avec le professeur de maths de votre enfant et avec votre enfant lui-même.
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Un enfant dysgraphique est-il un enfant dyspraxique :

Des fois, oui ; des fois, non !!
Tous les enfants dysgraphiques ne sont pas dyspraxiques, loin s’en faut. On peut être dysgraphique pour des raisons neuro-motrices, sensorielles, psychologiques, intellectuelles, etc.
Par contre, tous les enfants dyspraxiques sont dysgraphiques (plus ou moins gravement…).
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Cela aggrave-t-il la dyspraxie d’être gaucher :

Non, être gaucher n’est pas un « sur-handicap ».
Cependant, on note une proportion supérieure de gauchers chez les enfants dyspraxiques par rapport à la population ordinaire : s’agit-il d’une coïncidence ? ou bien de « faux » gauchers, qui seraient en fait des « droitiers contrariés » par une pathologie quelconque, passée inaperçue ? Peut-être y a-t-il une autre explication…
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Et les dyspraxies verbales :

Ces dyspraxies, qui touchent les organes bucco-phonateurs, peuvent exister isolément ou associées à des dyspraxies « manuelles ».
Elles se traduisent par des troubles de la parole. C’est pourquoi elles font plutôt partie intégrante des pathologies de la parole et du langage et n’ont pas été abordées lors du colloque (malheureusement, il fallait se limiter à certains thèmes clés).
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Existe-t-il un lien entre troubles déficitaires de l’attention / hyperactivité et dyspraxies :

Cette association est assez fréquente. On connaît certains réseaux cérébraux, fronto-pariétaux, qui sont impliqués à la fois dans la réalisation gestuelle et visuo-spatiale (implication des régions pariétales) et dans l’attention… Mais le lien et la nature du lien est actuellement hypothétique.
Si les deux troubles sont assez nets, la prise en charge du trouble attentionnel doit habituellement être entreprise en première intention. Il faudra souvent envisager plutôt une scolarisation en milieu spécialisé, pour profiter d’apprentissages en petit groupe.
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Que penser des traitements des troubles de l’attention (Ritaline, Oméga 3) sans hyperactivité chez les enfants dyspraxiques :

Les troubles de l’attention doivent être traités pour eux-mêmes (traitements médicamenteux, remédiations, aides psychologiques) et même en première intention. Ces troubles diffusent dans tous les domaines (y compris dans le domaine gestuel) et peuvent constituer une sorte d’écran qui brouille l’interprétation des troubles du geste, ou les majore, ou en perturbe la prise en charge.
Cependant, tous les enfants dyspraxiques ne présentent pas de troubles de l’attention (dans ce cas, les traitements médicamenteux seront sans effet). Par ailleurs, les enfants dyspraxiques sont très fatigables, ce qui peut donner (à tort) l’impression de troubles attentionnels…
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MessageSujet: Re: autour du diagnostique   autour du diagnostique Icon_minitimeLun 6 Juil - 10:51

Y a-t-il une occurrence particulière de dyspraxies chez les enfants épileptiques :

Oui, comme dans toutes les pathologies neurologiques, cérébrales (prématurité, traumatismes crâniens…), mais, à ma connaissance, sans que cela se présente avec une fréquence particulière. Ces dyspraxies n’ont pas de spécificité sur le plan clinique. Quelquefois, leur diagnostic peut être assez difficile, ou retardé, soit du fait que les crises et l’ajustement thérapeutique monopolisent les différents intervenants, soit que d’autres troubles cognitifs sont associés.
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Comment articuler précocité intellectuelle et dyspraxie :

On remarque effectivement que bon nombre d’enfants dyspraxiques ont des scores nettement au dessus de la norme dans les épreuves raisonnementales et conceptuelles verbales, ce qui induit des différentiels très importants entre QIV et QIP, les QIV pouvant atteindre 140, 145 alors que les QIP stagnent aux alentours de 75 ou 80.
- Certains se refusent de parler d’enfants précoces : ils pensent que la définition de la surdouance suppose des scores élevés dans l’ensemble des secteurs de la cognition.
Dans cette conception, les hyper-capacités (verbales et conceptuelles) de l’enfant sont comprises comme le reflet d’une surcompensation (spontanée) dans les domaines où il n’est pas atteint par la pathologie (le trouble praxique et/ou visuo-spatial) ;
- Pour d’autres, ce sont des enfants réellement précoces, qui font preuve d’une intelligence (verbale) hors du commun et qui souffrent par ailleurs d’une dyspraxie. Depuis longtemps, de nombreux professionnels (et les familles) qui connaissent les enfants précoces ont noté, par exemple, la fréquence des difficultés graphiques dans cette population.
Donc, pour certains, ce sont des enfants dyspraxiques qui compensent sur le plan verbal, d’où des scores élevés dans ces épreuves ; pour d’autres, des enfants surdoués présentant fréquemment des troubles du graphisme (et, plus généralement, des troubles praxiques) …
Aucun travail scientifique ne permet actuellement de décider quelle interprétation est la plus pertinente, ni d’expliquer la fréquence des dyspraxies chez ces enfants très doués verbalement.

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